Publié par : valigator | décembre 6, 2007

Val à l’hôpital

De retour du Brésil, j’avais mal partout, je me sentais fiévreuse, nauséeuse, mais bon, dans ma tête c’était un mal de gorge. Le mal de gorge a passé, les autres symptomes (fièvre, vomissement, douleurs musculaires, fatigue) non. Je me disais que c’était une question de temps, ou que c’était psychosomatique, vu que je traversais une ptite dépression professionnelle/existencielle au même moment. Mais ils ont persisté. De plus, dès le lundi, j’ai commencéà avoir mal du câlisse au rein, mais en imbécile que je suis, je pensais que c’étais musculaire, et je n’ai pas fait le lien avec le reste. J’ai attendu à jeudi pour aller me faire faire un massage, mais vous vous en doutez, ça n’a pas donné d’effet. Il a fallu la nuit de vendredi à samedi, INFERNALE, pour me décider à aller à la clinique médicale. Je hais les cliniques, je hais les médecins, je hais la maladie, je hais les médicaments. Je hais les assurances de voyage et les complications bureaucratiques associées. Bref, j’avais retardé ce moment le plus longtemps possible. Trop longtemps semble-t-il.

C’était une infection urinaire que je n’avais pas détectée (pas de sang ni douleur quand je pisse, je pouvais pas deviner hein), m’y a-t-on dit. Je devais aller à l’hôpital pour des tests plus poussés, car le retard pris dans la détection pouvait avoir entraîné des complications. C’était le cas. J’avais choppé une infection grave du rein droit, et on devait m’hospitaliser de ce pas. Juste le temps de revenir chez nous pour aviser mes colocs et paqueter mes trucs. Au début, je pensais être là 48h. Ça fait 6 jours de ça…

En plus d’être en piètre état, j’ai dû me battre les premiers jours avec l’administration de l’hôpital. Ils venaient me voir 3 fois par jour avec des détails contradictoires pour me dire en gros que l’hôpital n’acceptait pas les assurances canadiennes pour cause de problèmes par le passé. Je devais donc donner un dépôt de 50000 pesos uruguayens (genre 2300$). J’en revenais pas. Bref, lundi matin, confirmation de l’obligation de verser ce montant par le comptable. Là, je pars le grand numéro : «je suis une pooooooooooovre étudiante et ma carte de crédit n’a que 500$ de limites» (sanglots déchirants comme arrière-fond). Eh bien imaginez-vous que faire pitié fonctionne : la bureaucratie a FAIT UNE EXCEPTION ! Moi je pense qu’ils craignaient de pas être payé par moi héhé. L’important est qu’ils ont presque arrêté de me gosser.

Bon, alors, suite à mon internement, une série de tests a suivi : prise de sang et urine, bien sûr, mais aussi échographie et tomographie. Il semble que le diagnostic soit resté longtemps incertain: on savait que j’avais une inflammation du rein (néphrite), mais la gravité de mon état ne semblait pas pouvoir s’expliquer aussi simplement. Ils n’ont finalement rien trouvé d’autre, alors, il semble que ça devait être aussi simple.

Un moment, j’ai eu très peur, car ils m’ont caché la gravité de mon état jusqu’à hier. C’est quand l’urologue m’a dit qu’il y avait une probabilité qu’on m’enlève mon rein, ou que cela devienne chronique. J’ai aussi capoté parce que mon estomac n’a rien toléré pendant 5 jours et demi. J’ai tout vomi entre temps, à part les pêches dans le sirop, je sais pas trop pourquoi.

J’ai eu de la visite à tous les jours : Analia qui se prenait pour ma mère, mais dieu que j’étais contente qu’elle le fasse, mon boss Pablo qui se sentait responsable de moi et qui venait me voir par devoir (il aurait pas du, la conversation avec lui est tellement pénible, je dois chercher des sujets pour discuter en majorité, ça fait pas des supers échanges, on s’entend). Ma coloc Oihane vient aussi me visiter, ainsi que mon amie Julie, qui m’a amené tous les divertissements possibles pour une chambre d’hôpital : films, livres, bd, musique et… 2 magnifiques joints ! Avant-hier soir, j’ai pris la moitié d’un et, putain, j’avais pas été aussi buzzée depuis des années ! Bon de un ça faisait une semaine j’avais rien fumé, mais de plus je n’avais pas mangé depuis 5 jours ce soir-là. Une belle discussion spirituo-philosophique a eu lieu dans ma tête.

J’aurais tellement voulu ma maman cette semaine, vous pouvez pas imaginer ! Qu’elle me flatte les cheveux, avec son regard calme et serein et compatissant, son regard de mère comme un baume sur mes douleurs, en me disant que tout allait bien aller. Être malade sans sa maman, c’est dur, je vous dis. J’aurais aussi voulu Antoine à mes côtés, mais, en fait, je préfère qu’il ne me voit pas dans cet état ! J’ai reçu des supers beaux courriels de certaines de mes amies, ce qui m’a rendu très très heureuse.

Côté pratique, la bouffe est digne de tous les hôpitaux du monde : mauvaise et sans goût. Le personnel est gossant et surprésent, j’ai pris une infirmière un peu stupide en grippe, et comble de malheur c’est elle que j’ai le plus souvent. Je suis dans l’hôpital le plus chic de Montevideo, alors je reçois d’excellents soins. Je dis ça, mais mon médecin n’ayant pas pris mon cas assez au sérieux les 2-3 premiers jours, j’ai commencé un des deux traitements que je suis en retard, ce qui fait qu’on doit me garder ici jusqu’à dimanche même si tout va mieux depuis hier, pour le finir en intraveineuse. Le but est de s’assurer que ça ne devienne pas une maladie chronique, et moi, je suis plutôt d’accord avec ça.

Sauf que la je deviens folle à rester entre les 4 mêmes murs ! Vivement dimanche, vivement ma maison, vivement l’air libre, vivement la SANTÉ !


Réponses

  1. Bon Bon Bon… Val est a lhopital….. je tenvoyerais bin des fleurs… vue que c mon domaine mais ca serait compliqué… Val pour l’amour du bon Dieu…Déstresse parce que je veux te revoir au quebec la tite…. Apres la cheville, le bicycle, là la vessie et le rein… Jcrois que tu vas etre bon pour bien finir l’année.. Je l’espere….

    Charlo :P


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