Publié par : valigator | novembre 20, 2008

Quand les femmes font barrage à la technoviolence

La technologie peut être employée afin de multiplier les menaces à l’égard des femmes. Voyeurisme numérique, cyberharcèlement, viols et crimes sexuels à deux cliques de souris sont tous des exemples de banalisation de la violence à l’égard des femmes dans le cyberespace. Autre fait inquiétant, des auteurs de violence domestique maîtrisant la technologie vont jusqu’à se servir de logiciels espions et de systèmes de positionnement géographique (GPS, pour son acronyme en anglais) pour suivre et contrôler les déplacements de leurs victimes.

La mouvance masculiniste, aux rangs peu garnis, mais fort actifs sur le Web, est un autre sujet de préoccupation. Ces antiféministes, au nom de la défense des droits des hommes et des pères «font une campagne de désinformation et de propagande contre les services aux femmes et aux enfants violentés», rapporte Manon Monastesse, directrice de la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec. «Les individus membres de ces réseaux vont sur des forums (…) et débarquent dans les événements des centres d’hébergements, apparemment dans l’objectif d’intimider et de harceler les femmes».

Se réapproprier la technologie pour en finir avec la violence de genre

Les technologies peuvent aussi servir à enrayer la violence à l’égard des femmes. «Plusieurs ressources sont mises à leur disposition sur le Web», rappelle Mme Monastesse. De manière plus proactive, les femmes peuvent se réapproprier les technologies afin d’inverser la tendance actuelle. «Le développement d’une maturité par rapport aux outils technologiques peut nous aider à s’en servir à des fins progressistes», estime Frédéric Dubois, chargé du projet Parole citoyenne à l’Office national du film.  « La technologie peut être un levier extrêmement puissant».

En Afrique du Sud, par exemple, des femmes victimes de violence acquièrent des compétences dans la réalisation de récits numériques pour partager leurs expériences.  Pour Frédéric Dubois, un récit numérique, c’est une «histoire qui témoigne souvent d’une réalité qui touche le conteur ou la conteuse et qui est racontée par le biais de nouvelles technologies numériques, que ce soit audio ou vidéo. ». Comme l’a affirmé Amy Goodman, grosse pointure du journalisme alternatif nord-américain, lors d’un récent passage à Montréal, « il n’y a rien de plus puissant que de permettre aux gens de parler pour eux-mêmes, de raconter leur propre histoire ». « Ce n’est pas de la théorie, ni de l’idéologie, ni de l’interprétation: on part plutôt d’expériences personnelles pour faire bouger les choses. J’y vois personnellement un potentiel de changement social», d’ajouter le chargé de projet.

Les femmes s’expriment au sujet de la violence à leur égard dans les forums, blogues et autres espaces de délibération virtuels traditionnellement dominés par les hommes. Elles font en sorte que la violence à l’égard des femmes et ses thématiques associées (crime d’honneur, viol, harcèlement sexuel, violence domestique) ne soient plus tabous. «Il ne faut toutefois pas tomber dans le piège de voir les femmes comme un bloc monolithique, et que la perspective de certaines enterrent celles des autres, plus marginalisées», soutient Nicole Nepton, édimestre et animatrice de Cybersolidaires.org.

Des initiatives qui fonctionnent

Les technologies émergentes ont aussi permis de lancer plusieurs initiatives de réappropriation à travers le monde. Dans l’État du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, des procès virtuels sur la violence domestique aident les juges de première instance ainsi que le personnel des tribunaux à en apprendre davantage sur cette problématique. Le site Internet du Centre d’éducation judiciaire local met en ligne des cas de jurisprudence afin que le pouvoir judiciaire puisse comparer ses décisions avec celles de ses collègues.

L’Internet, bien employé, favorise le rapprochement de réseaux et d’organisations de femmes. C’est le cas de la campagne numérique « Take Back the Tech », qui a lieu annuellement du 25 novembre au 10 décembre. Initiée en 2006 par le Programme d’appui aux réseaux de femmes de l’APC (PARF d’APC), elle propose des actions afin de lutter contre la violence basée sur le genre. L’année dernière, des organisations féministes québécoises et des personnes dévouées ont mis la main à la pâte pour faire campagne en français sous la bannière Tech sans violence. «On avait tout ce que ça prenait ici au Québec pour faire la campagne en français de manière autonome. Le milieu féministe au Québec est très dynamique et fait déjà bon usage des technologies : pensons à Communautique, Cybersolidaires et au Studio XX, un centre féministe de ressources numériques situé à Montréal», explique Frédéric Dubois.

Tech sans violence regorge cette année d’actions. L’une d’elles est la soirée violence 2.0, un événement sous forme d’émission d’affaires publiques portant sur les aspects positifs et négatifs de la technologie en rapport à la violence à l’égard des femmes. «Ce qui compte pour nous, c’est de faire les liens entre les technologies que les gens utilisent et les violences faites aux femmes », explique Nicole Nepton. « On parle très peu de tout ceci alors que ces technologies font partie de nos vies. Ce que nous souhaitons surtout, c’est encourager les femmes à se les approprier», conclut celle qui en sait long sur l’appropriation.

Pour plus d’information :

http://www.techsansviolence.net

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Publié par : valigator | novembre 20, 2008

Campagne Réapproprie-toi la technologie ! : soirée violence 2.0

Communiqué pour diffusion immédiate

Campagne Réapproprie-toi la technologie ! : soirée violence 2.0

La campagne Réapproprie-toi la technologie ! présente

Mardi 2 décembre 2008,

Soirée violence 2.0

Montréal, le 17 novembre 2008 – À l’initiative de plusieurs groupes de femmes, d’organisations communautaires et de militant-es des droits de la personne, violence 2.0 est une soirée filmée sous la forme d’une émission d’affaires publiques portant sur la violence à l’égard des femmes et la technologie. L’événement se tiendra le mardi 2 décembre prochain, de 19 heures à 21 heures, au 3720 avenue du Parc, bureau 300, Montréal.

Par le biais d’entrevues engagées, de slams, de performances artistiques et de témoignages d’ici et d’ailleurs, l’objectif est clair : démystifier les technologies de l’information et de la communication (TIC) pour contourner les nouvelles formes de violence à l’égard des femmes.

Animée par Stéphanie de Sève, la soirée compte sur la participation des invitées suivantes :

Manon Monastesse, directrice, Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec;

Pascale Robitaille, agente à l’éducation, Stella, l’amie de Maimie;

Nicole Nepton, édimestre et animatrice de Cybersolidaires.org.

Marie-Ève Deguire de Communautique interviendra en tant qu’experte et fournira trucs et astuces dans le but d’utiliser la technologie de manière à lutter contre la violence basée sur le genre. « Ce qui compte pour nous, c’est de faire les liens entre les technologies que les gens utilisent et les violences faites aux femmes. On parle très peu de tout ceci alors que ces technologies font partie de nos vies. Mais ce que nous souhaitons surtout, c’est encourager les femmes à se les approprier», explique Nicole Nepton, coorganisatrice de violence 2.0.

Une version documentaire de l’émission sera diffusée dès le mercredi 10 décembre par Parole Citoyenne, un projet multimédia de l’Office national du film (ONF) (http://citoyen.onf.ca/). Tournée par une équipe de cinéastes de Parole citoyenne, violence 2.0 s’insère dans la campagne internet «Réapproprie-toi la technologie!» (http://www.techsansviolence.net/), le pendant francophone de la campagne « Take Back the Tech ». Initiée en 2006 par le Programme d’appui aux réseaux de femmes de l’APC (PARF d’APC), cette campagne numérique de 16 jours d’action contre la violence basée sur le genre a lieu du 25 novembre au 10 décembre de chaque année.

Rappel :

Lieu : 3720 avenue du Parc, bureau 300, Montréal

Date : Mardi 2 décembre 2008

Heure : 19h (les portes ferment à 19 h 10, alors soyez à l’heure !)

L’entrée est gratuite. Des rafraîchissements ainsi qu’un buffet léger seront disponibles à coût modique après le tournage.

-30-

Source :

Valérie Fournier-L’Heureux

Coordonnatrice, soirée violence 2.0

http://www.techsansviolence.net/

Publié par : valigator | août 16, 2008

Paraguay : Lugo prend le pouvoir

Pendant un moment, j’ai cru que je serais publiée dans Le Devoir dans la page Idées, mais bon, finalement mon article ne correspond pas aux critères du journal 😦 Au lieu de le perdre purement et simplement, le voici.

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Au Paraguay, le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud après la Bolivie, Fernando Lugo rentrera en fonction ce vendredi 15 août 2008. Cet évêque, premier à être élu chef d’État dans le monde, s’est fait connaître pour son engagement auprès des paysans sans terre, nombreux dans cet État, avant de défroquer en décembre 2006 pour se lancer en politique. C’est près de deux ans plus tard qu’il a réussi, par son charisme, à rassembler l’opposition et à convaincre les Paraguayens de mettre fin à l’un des derniers bastions de la droite dans cette région. La victoire de celui qu’on surnomme encore « l’évêque des pauvres » donne espoir. Sortis de la dictature en 1989, les Paraguayens, pour la plupart des métis parlant l’espagnol et le guarani, ne bénéficiaient toujours pas jusqu’à ce jour des principaux avantages de la démocratie, puisque le parti Colorado, gouverné pendant longtemps par le dictateur Alfredo Stroessner, avait réussi à conserver le pouvoir suite à l’arrivé du multipartisme.

Malgré la crainte de fraudes massives, les élections du 20 avril dernier se sont déroulées selon les observateurs présents dans le calme et le respect des normes démocratiques. Lugo l’avait alors emporté avec 41 % des votes, 10 points devant sa principale rivale, Blanca Ovelar, la première femme à briguer la présidence et qui se présentait sous la bannière du parti Colorado. À la surprise de plusieurs, elle concéda rapidement la victoire, tout comme son parti, ravagé par des guerres intestines. Pour sa part, l’ex-général Lino Oviedo, incarcéré pendant plusieurs années pour tentative de putsch, et libéré peu avant le début officiel de la campagne électorale, a terminé troisième. Rappelons qu’il était très populaire dans certains segments de la population, ayant été l’élément déclencheur du coup d’État ayant permis de renverser Stroessner et d’instaurer la démocratie.

L’arrivée de Lugo sur la scène politique semble sonner la fin du cynisme et de l’apathie pour bon nombre de Paraguayens, lui qui avait fait campagne autour des thèmes du nationalisme économique, de la lutte contre la corruption et de la réforme agraire. Mais qui est réellement Fernando Lugo ? Né en 1951 dans le département d’Itapúa, au sud du pays, il fut élevé dans une famille modeste, son père et trois de ses frères subissant durement la répression politique au cours de la dictature d’Alfredo Stroessner. Partisan de la théologie de la libération, une doctrine marxisante voulant que l’Église concentre son action en faveur des plus pauvres, il fut expulsé en 1983 pour ses sermons subversifs.

Souvent comparé à Chavez et au FARC, il se considère progressif, plutôt proche du style du président brésilien Lula, et donc beaucoup plus au centre qu’à gauche. Lugo est d’abord et avant tout un novice politique, alors que la tâche qui l’attend est colossale, d’autant qu’il n’a pas réussi à arracher la majorité au Parlement. Avec une société civile atrophiée, un appareil d’État à la solde du parti Colorado, et une corruption endémique, la situation sociopolitique au Paraguay est catastrophique.

« Nous vous demandons de ne pas nous laisser seuls: la démocratie, nous la ferons ensemble ! », aurait lancé Lugo à la foule rassemblée pour fêter sa victoire historique. Malheureusement, plusieurs embûches l’attendent dès qu’il obtiendra les rennes du pouvoir. À la tête de l’Alliance patriotique pour le changement (APC), une coalition éclectique rassemblant le principal parti d’opposition, le Parti libéral radical authentique (PLRA), et une vingtaine d’associations du monde paysan, indigène et syndical, Fernando Lugo doit d’abord faire face à des enjeux de gouvernabilité. Depuis quelques temps, la presse paraguayenne rapporte dans le détail les guerres fratricides que se livrent chacun des partis afin d’être bien représenté dans le nouveau cabinet ministériel.

Lugo a par ailleurs fait plusieurs promesses afin de courtiser différentes couches de la société paraguayenne, et il sera difficile pour lui de satisfaire à la fois la classe moyenne et les plus pauvres, extrêmement démunis dans ce pays. Il devra d’autre part s’attaquer à la problématique de l’exode des jeunes, qui, par manque d’emplois, quittent pour l’Argentine, l’Espagne et les États-Unis.

De plus, le règlement de la réforme agraire, centrale dans ce pays où 80 % des terres se retrouvent entre les mains de 2 % de la population, ne sera pas aisé non plus. Les propriétaires terriens ne se laisseront pas dépouiller de leurs biens facilement, et Lugo ne peut décevoir ses premiers partisans, les quelques 300 000 paysans sans terre du pays.

Enfin, Fernando Lugo a fait de la renégociation du traité d’Itaipu sa priorité. Signé en 1973, ce traité venant à échéance en 2023 mentionne que le Paraguay a l’obligation de vendre au Brésil sa part d’hydroélectricité inutilisée, au prix de production, un cas unique dans la région. Un règlement rapide de cette question pourrait aider Lugo à tenir ses autres promesses, puisque la vente de cette électricité au prix courant générerait des rentrées de près d’un milliard de dollars de plus par année dans les coffres de l’État, et ainsi lui permettre d’investir dans les infrastructures et les services sociaux.

Publié par : valigator | juin 25, 2008

Suivi de la couverture de la loi C-61

Voici la version soumise par Jim Prentice, le ministre fédéral de l’industrie, en première lecture devant la chambre des communes du Canada du projet de loi C-61 amendant la loi protégeant actuellement les droits d’auteur. On peut trouver une version où le projet de loi est intégré à la loi actuelle sur les droits d’auteur, compilée par Marcel Giannelia, ce qui facilite son étude approfondie.

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David Canton dit son opinion sur le projet de loi C-61 dans le London Free Press, projet qui on le sait amendera en plusieurs points la loi actuelle sur les droits d’auteur. Canton soutient notamment que « the bill is flawed and should not be passed in its current state », notamment car sera rendu illégal le fait de contourner les «  »digital locks » that control how we can use music and video ».

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Sur son blogue, Micheal Geist, au lendemain de la sortie du projet de loi C-61, fait le point sur ses Fair Copyright for Canada Principles, qui sont au nombre de huit:

1)Anti-circumvention provisions should be directly linked to copyright infringement.
2)No ban on devices that can be used to circumvent a TPM
3)Expand the fair dealing provision by establishing « flexible fair dealing. »
4)Establish a legal safe harbour for Internet intermediaries supported by a « notice and notice » takedown system.
5)Modernize the backup copy provision.
6)Rationalize the statutory damages provision
7)Include actual distribution in the making available right.
8)Take the Copyright Pledge

Il considère qu’aucun de ces principes n’a été respecté dans le projet de loi qui a été présenté le 12 juin dernier.

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Un article étoffé, rédigé par Nate Anderson et intitulé Canadian DMCA «balanced» copyright to Canada, est paru le 12 juin dernier sur le site d’ARS Technica. Cet article remet notamment en question l’indépendance par rapportà la position étasunienne et l’équilibre du projet de loi entre les bénéfices des usagers et ceux des créateurs. L’auteur rappelle aussi que le projet de loi fut développé en secret, sans consultation publique.

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La Clinique d’intérêt public et de politique d’internet du Canada  (CIPPIC) a rapidement rendu disponible un
communiqué de presse soulignant sa déception par rapport au projet de loi C-61.

« Industry Minister Jim Prentice today introduced into the House of Commons an Act to Ammend the Copyright Act that imported the worst aspects of the American DMCA while leaving consumers digitally locked on the outside looking in. Highlights: good ISP liability regime, long overdue time and format-shifting exceptions. Lowlights: those consumer exceptions – indeed, almost all user rights under copyright law, including fair dealing – are trumped by digital locks. We now know the Conservative vision of copyright, and it’s bleak: digital distributors are king, and Canadian consumers come last. »

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Pour un dossier complet sur la réforme de la loi sur les droits d’auteur au Canada, on conseille fortement la lecture de la section sur ce sujet de la Clinique d’intérêt public et de politique d’internet du Canada (CIPPIC).

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Kate Kennedy et Chris Selley offrent aux internautes un Guide afin de bien comprendre comment la loi C-61, si elle est adoptée, affectera les Canadiennes et Canadiens. « C-61 is often criticized for too closely mimicking the U.S. Digital Millennium Copyright Act—a restrictive framework under which the Recording Industry Association of America has sued, among other people, a single mother from Minnesota for US$3.9 million. »

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Le site P2Pnet offre une bonne revue de ce qui s’est écrit dans les médias canadiens et au sein de la blogosphère sur le projet de loi C-61 et ses implications si jamais il vient à être adopté.

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L’article de Rebecca Vasluianu paru dans le Cord Weekly intitulé Copyright Act updated souligne les effets néfastes que ce projet de loi pourrait avoir pour nombre d’universitaires. « With the introduction of Bill C-61, — which outlines various amendments to the Copyright Act — in the House of Commons two weeks ago many campus bookstores across Canada worry about the continued overpricing of course materials, as well as the decrease in their accessibility. »

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Simon Doyle a fait paraître dans l’hebdomaire The Hill Times un article intitulé Copyright lobby hunkering down, studying Bill C-61, and building alliances. « On the heels of the end of the House of Commons session, copyright lobby groups are slowly sinking their teeth into the Conservative government’s new copyright bill, digesting its provisions, planning meetings with officials, and building alliances and campaigns. »

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L’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et du vidéo (ADISQ) a émis un communiqué de presse dans lequel il reconnaît l’effort du gouvernement, mais s’inquiète du réel équilibre entre les consommateurs et les ayants droit. Elle y souligne notamment les principales mesures favorables et défavorables à son avis contenu dans le projet.

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Dans Écrans, un site web lié à la revue Libération, Astrid Girardeau fait entendre le point de vue de
David Fewer, de la Clinique d’intérêt public et de politique d’internet du Canada (CIPPIC). L’auteur avait aussi publié précédemment sur la même plate-forme un article intitulé Droit d’auteur : Le Canada sous influence , qui aborde le peu d’indépendance vis-à-vis des États-Unis réflété dans le projet de loi C-61.

Publié par : valigator | mars 7, 2008

Le Pérou : tranquille ?!?!?

Je suis arrivée au Pérou le 15 février, après avoir rejoint Antoine dans l’avion. Nous attendaient à l’aéroport Anibal, l’administrateur de l’ONG au sein duquel Antoine a travaillé ses 4 derniers étés, Ariane, une amie d’Antoine bénévole aussi et arrivée une journée avant nous, et Denisa, une petite future nonne, travaillant comme assistante de la présidente de l’ONG, Diana. (Je ferai une entrée de blogue complète sur ce… personnage) Nous allions cette nuit-là loger chez Diana, sa maison, immense, faisant aussi office de bureau pour l’ONG.

On est parti pour le Sud du Pérou le lendemain même de notre arrivée, après avoir visité 3 appartements et être désormais désillusionnés… les apparts à Lima sont chers ou/et vraiment pathétiques. Bref, le vendredi 15 février en soirée on est parti pour le paradis, Huacachina, à 7 km de la ville d’Ica, à 4 heures de Lima. C’est la zone qui  a été le centre du tremblement de terre d’août dernier ui a frappé le pays. Huacach, toutefois a été très peu touchée. Simple description : une oasis au milieu dimmenses dunes !!!

moi toute fière de faire du sandboard

Notre hôtel était à la fois peu cher et merveilleux. Primo, c’est un ami d’Antoine qui est le proprio, et on est arrivé sans le savoir le jour de sa fête. Le pisco a donc coulé à flots… Le lendemain, je me suis primo rendue compte de la magnificense des lieux, secundo qu’il y avait une cinquantaine de jeunes qui campaient sur notre terrain et envahissaient la piscine, et tertio qu’il y avait 5 perroquets à l’extérieur. J’étais toute heureuse. En plus, on nous servait un méga déjeuner tous les matins ! Là-bas, jai : fait du 4X4 dans les dunes, du sandboarding, chillé dans les hamacs, mangé mon premier ceviche, vécu ma première brosse au pisco, passé du bon temps avec mon chum et… roulement de tambour… développé une relation amicale avec un petit singe !!! Le hic est que lorsque je voulais m’en aller, la vulnérable créature qui est notre plus proche cousin s’accrochait à moi avec fermeté et commençait à pleurer en me fendant le coeur.

On est reparti le lundi suivant en soirée pour Arequipa, mais les choses n’ont pas tourné comme prévu… D’abord, notre bus est arrivé après 4 heures de retard, après qu’on se soit fait chier par un saoulon vu que le building était une aire ouverte et que la sécurité était absente…

On pensait nos soucis résolus en rentrant dans l’autobus, mais non. Le lendemain matin, on arrête sans raisons sur le bord de la route, où il y a justement déjà plusieurs autobus. On nous apprend à ce moment qu’il y a un blocage de route, et qu’on ne pouvait savoir combien de temps cela allait durer. On reprend finalement la route 30 minutes plus tard. « On va tenter de passer », de dire la jeune fille de l’entreprise de transport. Mauvaise idée, car 10 minutes plus tard, après avoir fermé les rideaux pour « arrêter les pierres que les paysans pourraient tenter de nous jeter », de dire la petite fille de la bus sur son ton le plus rassurant, notre bus est de nouveau arrêté, mais cette fois au milieu des combats opposant les paysans au force de l’ordre… Avec 3 autres autobus, on est entouré de paysans, qui nous séquestrent en mettant avant et après nous des milliers de roches et quelques pneus en feu et obligent les 4 bus dont le nôtre à participer au blocage, en ce stationnant en zigzag, question de bloquer entièrement le chemin. Je capotais un peu, on s’entend, mais finalement les manifestants sont en grande majorité partis continuer les combats à l’une des deux extrémités du blocage. On apprit à ce moment là en demandant à une dame à l’extérieur (oui, on a pu sortir du bus) que plusieurs communautés paysannnes à travers tout le pays s’étaient mobilisées pour dénoncer l’inflation, à savoir la perte de pouvoir d’achat du dans ce cas-ci à la montée du prix des nécéssités. Plein de monde arrivait avec des paniers pour nous vendre de la bouffe, alors on a passé la journée à regarder au loin l’évolution de la situation, l’arrivée dune centaine de policiers et la poursuite des combats tout en mangeant salement. 12 heures aprés notre arrêt non-désiré, la petite madame du bus nous demandait de remonter, et de refermer les rideaux. Les policiers avaient libéré la voie (ouin…), mais il restait des manifestants aux abords de la route. 15 minutes après avoir repris notre chemin, une fenêtre en avant de nous a volé en éclat, résultat d’une pierre bien propulsée. Deux heures plus tard, on arrivait tous sains et saufs à Arequipa.

Encore une fois, on est arrivé tard en soirée, alors je n’ai découvert la ville que le lendemain. Arequipa est reconnue d’abord pour son indépendantisme et ses magnifiques églises. Mais elle est surtout reconnue pour  sa vue sur le magnifique volcan Misti, et le canyon du Colca. Le brouillard envahissant ne m’a toutefois pas permis de profiter de ces deux choses. J’en ai été très attristée, vu qu’Antoine m’amenait là-bas principalement pour cela, mais bon. On s’est bien amusé quand même.

 

Puis, tout juste avant de partir pour Lima, on va au cyber pour se reconnecter au monde que l’on connaît. Vu que ça peut jamais être simple et facile ma vie en voyage, Antoine y apprend qu’Anibal et Antoine, les deux administrateurs respectifs du côtés péruvien et québécois du projet, ne travaillent plus au sein de l’AGM.

L’Associacion Gabriela Mistra est l’ONG aidée depuis environ 6 ans par un groupe principalement relié aux scouts de Notre-Dame-de-Grâce ainsi que plus récemment par un autre de Sherbrooke. Les deux groupes rassemblent des fonds pour subvenir aux dépenses de deux des 5 centres de l’AGM. Servant de support alimentaire et scolaire à environ 700 jeunes défavorisés de deux bidonvilles en périphérie de Lima, l’AGM est aussi à lorigine de plusieurs cuisines populaires. Sa présidente depuis sa fondation, Diana, avait engagé un inspecteur pour découvrir qui avait dérobé 4 chèques à l’organisation. Il a principalement enquêté sur l’administrateur et la comtable. C’est en faisant cela  qu’il a trouvé plusieurs emails quelque peu dépréciateurs de Diana et de l’organisation échangés entre Anibal et Antoine. Ne pouvant plus leur faire confiance, elle leur a donc demandé de quitter le projet. Ça ressemble à un véritable séisme, puisque ces deux hommes étaient aussi les deux piliers du projet de coopération, et l’information leur a appartenue depuis le début. Ce qui met quelque peu le projet en péril. L’histoire est en fait encore plus compliquée que ça, mais bon, ça reste un pas pire résumé.

La seule bonne nouvelle dans tout cela est que l’on reste gratuitement chez Diana pendant notre temps à Lima, dans une super chambre avec un méga balcon juste pour nous, un déjeuner tous les matins et un dîner succulent tous les jours. Je me sens pas chez nous, mais bon… Je m’ennuie vraiment d’être dans mes affaires, chez moi. Je m’ennuie de la neige, du Québec, de ma famille, de mes amis, de la poutine…

Dans moins d’un mois, je reviens au Québec… et je serai sûrement la seule à espérer une grosse bordée de neige pour Pâcques !!!

Publié par : valigator | février 14, 2008

Buenos Aires la magnifique

Bon, j’avoue que j’avais plusieurs préjugés négatifs sur Buenos Aires, et surtout sur les Porteños. Ville bruyante, gigantesque, peuplée de gens chiants, vantards et nombrilistes. J’ai rapidement changé d’idée, au point même de tomber en amour avec cette ville.

D’abord, quelle architecture ! Quasi tous les édifices sont superbes, et ceux gouvernementales sont monumentales !!! Marcher dans la rue est impressionnant. Les rues en tant que telles sont en fait… gigantesques. La plus large à 16 voies de large, ce qui en fait la rue la plus large au monde !!! La première journée, j’ai visité le centre-ville, marcher sur la mythique avenue piétonnière Florida, fait une pause à la Plaza de Mayo, puis je me suis rendue à l’Obélisque et au Congreso. En soirée, mon amie Ashley, une autre stagiaire d’Alternatives, m’a accueilli chez elle. On est quasi directement allée à un méga concert de percussions non loin de chez elle, où l’on rejoignait Sébastien mon ex-accompagnateur de stage et actuel ami. C’était vraiment un bon show et le lieu, une ancienne usine, était plein à craquer. J’ai rapidement remarqué que les Argentins ET les Argentines sont vraiment du beau monde ! À tous les célibataires, je vous recommande chaudement ce pays !!!

Le lendemain, j’ai fait une vriae touriste de moi, fourrant mon sac d’une bouteille d’eau, d’un chapeau, de mon lonely planet et de mon appareil photo. Mon premier arrêt a été le cimetière de Recoleta, fameux pour ses mausolées  gigantesques. C;est réellement impressionnant, voire même chiquant. De véritables maisons à la mémoire de morts !! J’ai eu la chance de voir celui d’Evita Peron, wouhouuuuuu. J’ai aussi eu l’honneur de me faire engueuler par une Porteña parce que je prenais des photos, ce qui à son avis faisait preuve de manque de respect envers les morts. Heu… C’estparce que tout le monde prend des photos !!! En tk… La prochaine destination était le musée national des Beaux-Arts, où je me suis perdue pendant 3 heures. Mise à part tous les grands classiques, le musée comptait aussi une importante collection d’oeuvres argentines et d’art précolombien. Moi qui hait les musées, je me suis payer la traite. J’ai fini mon parcours au jardin japonais, vraiment magnifique. En soirée, nous sommes allées Ashley et moi à un bbq végé chez Seb et sa copine, Sol. Ce fut un vrai délice, et j’ai mangé pour 4. Parlant de manger, juste vous dire que c’est à Buenos que j’ai le mieux manger de ma vie. Sérieusement, ils l’ont vraiment l’affaire !!!

Puis hier, j’ai passé toute la journée à l’hôpital. Après avoir essayé ceux en Uruguay, je voulais vraiment comparer avec ceux en Argentine. Non, sans blague, ma morsure au nez infligé par un chien paraguayen avait quelque peu infecté, et ma petite maman avait une peur bleue que je développe une méningite. Résultat, un beau 8 heures à l’hôpital.

Puis c;est déjà ma dernière journée, et je compte aller faire un tour à la Boca, un quartier populaire et coloré de Buenos Aires. Puis ce soir, je revois mon chum : on se rejoint dans l’avion, puisque son vol fait un arrêt à Buenos avant de se rendre à Lima !!! Jai vraiment hâte de connaître le Pérou, et je me compte vraiment chanceuse d’avoir un guide gratuit ! La première semaine sera consacré à un oasis dans le désert, Ica, suivi d’Arequipa, où nous ferons une trek de 2-3 jours. Puis ensuite, nous avons loué un appart du 22 f-vrier au 22 mars à Lima. On travaillera avec les enfants de la rue, et on prendra une autre semaine pour faire une plus longue trek, cette fois au Nord, à Huaraz. La dernière semaine, j’aurai la chance de connaìtre les parents d’Antoine. Je dois avouer que je suis pas super enchantée. J’aurais préféré un souper, après ça tu peux te sauver et digérer la belle-familler. Mais non, une semaine complète en partant, en voyage en plus. Mais je suis sûre que ça va bien se passer…

Publié par : valigator | février 14, 2008

Paraguay, les derniers jours

Je suis finalement revenue à Asuncion jeudi passé. Je croyais qu’Oscar et sa famille étaient partis à la campagne, et je croisais mes doigts pour qu’il n’y ait pas de problème à reprendre possession des trucs que j’avais laissé chez lui, vu que j’étais restée plus longtemps à la campagne. Heureusement, il avait changé ses plans, ce qui fait que j’ai pu demeurer chez lui pour le reste de mon séjour en terre paraguayenne. Ma première soirée fut toutefois gâchée, puisque j’ai du servir de traductrice à une amie de la femme d’Oscar qui ne parle pas anglais. C’est une plein de frics, présidente d’une entreprise d’import-export de bois, et elle avait besoin de moi pour faire des affaires avec un Hollandais qui ne parlait pas espagnol. Mais ce n’est pas ce que j’avais compris au début, vu qu’elle m’avait dit qu’elle avait besoin de moi une petite demi-heure pour communiquer avec un ami en visite. Mensonge. Ça l’a finalement pris toute la soirée, et je n’ai que facilité du bigbusiness destructeur de notre environnement.

Je suis allée le lendemain rendre visite à ma chère famille fuckée, et bon dieu, il y a quelques changements ! D’abord, ma soeur Sylvia ne prend plus aucune drogue depuis un an maintenant. Elle a passé 8 mois à Rio de Janeiro à travailler comme employée domestique et a arrêté de consommer depuis. Elle a l’air de s’être vraiment assagie, j’ai eu de la misère à la reconnaître. Elle a aussi une ptite bedaine et une plus grosse poitrine, j’ai de forts doutes qu’elle attende un bébé !!! Je n’ai pas osé poser la question, tout à coup que ça ne soit pas le cas. Son père, Julio, lui, n’a pas changé. Jamais vu quelqu’un avec aussi peu de conversation. Il ne m’a posé qu’une question sur mes études, à part ça j’ai du monologuer…

Et pi j’ai finalement été trop vedge pour appeler mes ami(e)s journalistes à Asuncion… Je n’avais pas le goût de sortir tard le soir, et de plus j’étais un peu déprimée sans raisons. Je suis donc restée dans le clan de la famille d’America à m’occuper des marmots, fort nombreux. À chacun ses loisirs, faut croire. Mon périple dans mon pays préféré a finalement pris fin dimanche après-midi. J’y reviendrai certainement, puisque j’ai tellement cassé les oreilles à Antoine avec ce pays que je dois revenir avec lui !!!

Publié par : valigator | février 8, 2008

Ñane Maitei, ou le paradis

Je suis revenue hier de ma semaine au paradis, à Ñena Maitei. Une semaine à manger des  mangues direct de l’arbre quasi jusqu’à l’indigestion, une semaine à réapprivoiser le guarani, une semaine à dormir, une semaine entourée d’enfants.

 Diego (un autre Diego, pas celui de Caaguazu, lui aussi trois ans), m’a adopté une autre fois, me réveillant tous les matins au levé du jour et ne me laissant pas un moment de répit. Je passais la journée à aller travailler un peu au champ, à converser avec les enfants de ma famille et toutes les petites filles de la communauté, qui, lorsquelles ont su que j’étais de retour, ont envahi la maison des Baez.

Le soir, Basilia et Dionicio  étaient de retour et on discutait de politique en buvant une bonne bière frette. C’est que Dio se présente sous la bannière de Tekojoja, pour Lugo. En résumé, le parti Colorado est au pouvoir depuis 60 ans et a fait du Paraguay le royaume de la corruption et du népotisme. Lugo représente enfin un espoir de changement…

Sérieusement, j’adore cette famille. Ils m’ont encore une fois fait sentir comme l’une des leurs, et non comme une invité. Le dimanche, ils m’ont amené à l’église, puis à une fete patronale dans une autre communauté (une autre messe, puis exhibition plate de chevaux avec de la musique merdique paraguayenne en background) et ça l’a fini par une méga fiesta pour notre voisin qui fetait ses 5 ans. J’ai aussi du supporter la cachaca, musique paraguayenne disparue depuis un an de la ville, mais qui reste très populaire en campagne. Imaginez de la musique d’ascenseur version latino avec une surutilisation de synthétiseur, et vous imaginez le genre.

Je suis de retour depuis hier et je pars dimanche pour Buenos Aires.

Publié par : valigator | janvier 31, 2008

Sous un manguier, au Paraguay

De retour dans mon pays d’adoption depuis 3 jours maintenant, je me sens plus sereine que jamais… Je m’étais ennuyée de partager le térere en famille a l’ombre d’un grand arbre, d’entendre parler guarani, des arbres ployant sous le poids des fruits murs, des colectivos bons a reléguer au musee, des routes de terre rouge bordées de vaches et de poules en liberte (sans compter les millions de termitieres géantes), du mercado 4, de mes ami(e)s… Bref, ce pays me manquait terriblement.

 En arrivant le mardi 29 dans la grisaille du petit matin, jai été ébahie de voir a quel point le Paraguay et l’Uruguay n’ont en commun que la finale de leur nom. En Uruguay, la pauvreté est marginale tandis qu’elle est la regle ici. Montevideo est une magnifique ville coloniale tandis qu’Asuncion semble sortir depuis peu dune guerre civile tant tout est délabré.

A mon arrivée, j’ai appelé mon ami Oscar pour qu’il vienne me chercher au terminus. J’ai appris dans l’auto qu’en revenant du Québec en mai dernier, il avait repris avec la mere de son fils Elias, America, qui est maintenant a son septieme mois de grossesse. On a passé la journée chez la famille d’America, qui m’a accueilli comme l’une des leurs. La soeur et toute la famille du frere d’America habitent encore dans la maison familiale. Ils sont donc 7 dans la maison. Pour diner, j’ai eu la chance de préparer des gnocchis. J’explique. La tradition au Paraguay veut que le 29 de chaque mois, on doit manger des gnocchis et mettre quelques sous en dessous de notre assiette pour attirer la chance et la richesse.

Puis, en apresmidi, je suis allée au Mercado 4, question de refaire connaissance avec mon ancien quartier et aussi de passer voir la famille dans laquelle je logeais lors de mon séjour en 2006. Pour ceux qui ne s’en rappelle pas, c’était une famille VRAIMENT bizarre, mon pere hippie couchant avec lamie de ma soeur Alma, Edith, qui logeait chez nous. Tout cela devait cependant rester secret. Cette partie de la famille était tres religieuse, Edith ayant réussi a évangéliser Juju, mon papa. Ma soeur Sylvia et mon frere Julio junior étaient pour leur part des marginaux amateur de cocaine. Bref, spéciale la famille. Je voulais tout de meme les revoir car bon, malgre leurs bizarreries, ça restait ma famille et puis aussi je voulais que Sylvia me refasse un térere dans mes cheveux (espece de meche remplie de coquillages et de billes et ayant un attrapereve a la fin). Les nouveaux habitants de la maison m’ont appris cependant qu’ils avaient déménagé récemment.

Je suis donc retournée a la maison bredouille. J’avais dit a Oscar que j’avais eu mes 23 ans le jour précédent, alors il a décidé de me préparer un barbecue bien arrosé. L’autre soeur d’America et sa famille se sont joint a nous, ce qui fait quau final nous étions14 autour de la table. Puis, vu que je ne peux pas avoir une vie tranquille et normale, la soirée s’est clos avec moi flattant le chien de la famille, qu’on m’avait dit malin, mais bon, j’aime les animaux. Le truc est que j’ai trop approchée mon visage et quil a décidé de me mordre le nez. Il est encore entier, mais disons que du sang a coulé et que j’ai des cicatrices !!! (Ne t’inquietes pas maman, le chien a eu tous ses vaccins et n’a pas la rage).

Je suis finalement arrivée hier a Caaguazu, ou je loge chez Derlis et Carmen, deux amis a mois agronomes. C’etait bon de les revoir. 10 minutes apres mon arrivée, Diego, 3 ans, dont je m’étais occupée pendant une semaine il y a un an et demi, m’appelait déja tia (tante) et ne me quittait plus. Et puis j’ai reussi a rejoindre MA famille d’adoption, celle de la communauté de Nena Maitei. Lorsque j’ai eu Basilia au bout du fil, jai du éloignée le téléphone de mon oreille tellement mon appel l’enchantait… Apres s’etre calmée, j’ai pu lui dire que j’étais a Caaguazu et que je voulais aller les voir quelques jours. Elle m’a dit : mais tu sais qu’ici cest ta maison. Oui, je sais que la est ma maison. Mais l’entendre de sa bouche m’a fait chaud au coeur. Je pars donc au bout du monde cet apresmidi, rejoindre des gens que j’aime et qui m’aiment.

Bref, 2008 est bien parti comparativement a 2007…

Publié par : valigator | janvier 28, 2008

Bonne fête à moi !!!

J’ai 23 ans aujourd’hui ! Vu que je n’ai dit à personne ici que c’était ma fête, je me souhaite bonne fête haha ! Comme cadeau, je me paie un trip au Paraguay ! Je pars dans 15 minutes pour le terminus !!!

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